Maoulida Mze Ali l’humaniste

Maoulida Mze Ali est Né le mois de mawlid en 1942 à Iconi.

Il effectua son école primaire d’abord à Iconi , ensuite à Ntsoudjini et  Mbeni suivant les affectations de son oncle feu Fundi Saïd Mzehemou, l’éminent maître d’école qui a formé la grande majorité de l’élite comorienne.

A l’entrée en 6ème il rejoint le lycée de Moroni où il a obtenu en 1963 le BEPC. Il fut le premier iconien à avoir obtenu le brevet.

En 1964, alors qu’il est en seconde, il interrompt brusquement ses études, sous l’influence d’Ali Soilihi, il le somme de le rejoindre dans le projet « SODEC », la Société de Développement des Comores, créée par le président du Conseil du gouvernement le Dr Saïd Mohamed Cheikh. Ce dernier l’ayant nommé Directeur. En échange, Ali Soilihi lui promet une bourse d’études en agronomie. Il a travaillé avec lui pendant deux années.

Après la faillite de la SODEC en 1966, et n’ayant pas obtenu de bourse d’études, il décide de devenir instituteur.

Entre 1966 à 1974, il a enseigné dans plusieurs localités de la Grande-Comore dont Chouani dans le Hambou,  Itsinkoudi dans le Oichili, Mbeni dans le Hamahamet et Dzahani II dans l’Itsandra pour ne citer que ces quelques villages.  Il a également été affecté à Fomboni, Capitale de l’île Autonome de Moheli.

En 1974 il s’engage en politique aux côtés d’Ali soilihi, alors chef du parti Mranda qui s’allie avec le prince Saïd Ibrahim, ancien président du Conseil et chef du parti Umma.

 

Un mois après la proclamation de l’indépendance des Comores par le président Ahmed Abdallah, Ali Soilihi prend le pouvoir  par un coup d’Etat, le 3 août 1975.

Il occupe aussitôt un poste de haute importance dans l’organigramme d’Ali Soilihi. Il est nommé commissaire politique chargé de la défense jusqu’à la chute d’Ali Soilihi le 13 mai 1978.

Le 18 mars 1978, jour du massacre des iconiens, il se trouvait en congé chez lui. Bien que Commissaire politique chargé de la défense, il n’était pas au courant du drame qui allait coûter la vie à une douzaine d’hommes et de nombreux blessés.

Sous la pression de certains notables de la ville d’Ikoni, le gouvernement d’Ahmed Abdallah l’arrête et l’emprisonne, sans être jamais jugé, durant quatre années, jusqu’en 1982.

Après quelques mois de convalescence, il reprend du service en donnait des cours de soutien aux jeunes de l’époque.

Son humanisme et sa gentillesse légendaire avaient permis cette réciprocité  avec les jeunes.  

Il était membre fondateur de l’Attente, Association des jeunes d’Iconi. Sportif, il était le gardien de but de l’ équipe du grand Djabal Club. Il fut dans sa jeunesse un grand animateur de toirab avec l’Association Attente et  Nour Djabal.

En 1991, le président Djohar, le réhabilite et le nomme ministre de la Justice, poste qu’il occupe quelques mois, avant un énième remaniement, comme il était d’usage avec la présidence de Saïd Mohamed Djohar.

Le 31 mars 1994, il décède, à l’âge de 52 ans.

Il était père de 5 enfants.

 

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