Assoumany Aboudou, le technocrate

Assoumany Aboudou est né le 1 février 1955 à Nosy-Be à Madagascar où il effectue la grande majorité de sa primaire.

Jusqu’à l’âge de dix-sept ans, il est élève au collège de Dzaoudzi où il obtient son brevet (BEPC). En 1972, Il quitte Mayotte pour suivre ses études au lycée de Moroni.

Pendant son séjour aux Comores, entre 1972 à 1975, il participe à la vie associative et culturelle de sa ville d’attache, Ikoni. Il est le cofondateur et membre dirigeant de l’Association Culturelle U.G.S.I. (Union Générale des Scolaires d’Iconi) pour la défense du patrimoine culturel.

A 20 ans, en 1975, il est reçu à l’examen du baccalauréat, et la même année, il part en France, à l’université d’Aix-Marseille I où il s’inscrit en A.E.S. il y obtient en 1979, une licence en Administration Économique et Sociale (AES). En 1981, il obtient une Maîtrise en Administration Economique et Sociale). Option : « Relations Économiques Internationales », à l’université Paul-Valéry de Montpellier.

En 1984, il rentre aux Comores. Et tout de suite, il intègre la fonction publique, et le 1er février de la même année, jour de son anniversaire, il rejoint le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Il est affecté successivement aux services, du Recouvrement, de la dépense, des Fonds Particuliers et de la Comptabilité.

Et en marge de sa profession au Ministère de l’Economie, de janvier à août 1985, il est le Secrétaire Général de l’Association Parents-Maîtres de l’École Primaire Publique Iconi II et  membre Cofondateur.

En 1985 il repart pour la France à la prestigieuse École Nationale des Services Extérieurs du  Trésor (Paris) où il décroche le diplôme d’Inspecteur du Trésor.

Parallèlement à sa formation d’Inspecteur, l’homme d’action côtoie le Prince SAÏD ALI Kemal (en exil à Paris) entre autres, ancien Ambassadeur des Comores à Paris de 1978 à 1980 avec lequel il fonde le parti politique « SHUMA. » C’est lui qui donne le nom au parti ; SHUMA (Shama sha Unanya na upvamodja wa Masiwa). Un parti dont la devise est la fraternité et l’unité des îles Comores mais également avec les îles de la Région Océan Indien. En comorien Shuma c’est aussi le fer.

A son retour à Moroni en 1986, il réintègre la fonction publique et le Ministère de l’Economie. Pendant une année, il est Chargé de mission auprès du Trésorier Payeur Général des Comores.

Le 3 avril 1987, il occupe le poste de Chef de Service du Contrôle Financier de L’État  chargé du suivi de l’exécution du budget de L’État jusqu’à sa nomination par décret présidentiel au poste de Trésorier Payeur Général des Comores, le 18 juin 1991.

Il devient ainsi jusqu’en octobre 1995, le comptable supérieur et assignataire du budget de L’État comorien.

Entre 1996 à 1999, il est tour à tour, Secrétaire Général du Ministère de l’Économie ; Chargé d’opérations de la Privatisation des entreprises publiques  et des dossiers de l’Énergie et de l’Eau (EEDC), des Hydrocarbures (SCH) et des Transports Maritimes (SO.CO.PO.TRA.M.) ; et membre du Haut Conseil de la République (H.C.R.)* comme Vérificateur des comptes de L’État et de ses démembrements. Il relève directement du Président du HCR pour ses missions de Cour des Comptes.

Le 6 mai 1999, il entre pour la première fois au gouvernement. Il occupe alors jusqu’au 7 juillet de la même année, le poste de Commissaire aux Finances, Budget et Plan avant d’être promu, du 7 décembre 1999 au 7 juillet 2000, Ministre de l’Économie du Commerce de l’Industrie et de l’Artisanat.

Et le 7 juillet 2000, au cours d’un remaniement gouvernemental, il est nommé Ministre des Finances du Budget et de la Privatisation jusqu’au 13 février 2002 où il occupe le poste de Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation dans le Gouvernement d’une Union Nationale de Transition. Il a pour mission de Superviser le processus électoral de mise en place des nouvelles institutions de l’Union des Comores ;

Pendant cette période de Transition il assure à deux reprises, la suppléance du Premier Ministre, Chef de L’État par intérim en visite de travail à Paris et au Sommet Mondial des Nations Unies sur l’Enfant à New-York .

Par la suite, entre 2003 et 2004, il est Directeur National de la   Dette  en charge de la reconstitution de la base de données en vue d’améliorer la gestion du portefeuille de la dette et arriver à l’IPPTE*.

Monsieur Assoumany Aboudou, l’ancien inspecteur du trésor, l’ancien Trésorier Payeur Général, l’ancien ministre de l’économie, ministre de l’intérieur, celui qui a présidé en mars 2001 à Moroni la réunion des créanciers bilatéraux et multilatéraux des Comores pour la réconciliation des chiffres de la dette extérieure,  Chef de délégation aux Conseils des Ministres des Finances des pays de la Zone Franc, Gouverneur Suppléant puis Gouverneur des Comores auprès de la  Banque Mondiale, Chef de délégation et Gouverneur pour les Comores auprès de la BAD (Banque Africaine de Développement) – de la BID  (Banque Islamique de Développement), du FMI (Fonds Monétaire International, est nommé, depuis le 5 avril 2004 jusqu’à ce jour, président de l’Union Générale des MECK* (Mutuelles d’Épargne et de Crédit ya Komor) qui est un réseau de micro finance.

Monsieur Assoumany Aboudou est le fondateur du mouvement dénommé Union républicaine d’action novatrice pour une gouvernance objective (URANGO). Candidat malheureux aux élections présidentielles de 2016, il s’est retiré de la vie politique tout en se réservant le droit de servir son pays.

Depuis février 2020, il est nommé par le président Azali Assoumani, secrétaire exécutif du haut comité de suivi qui a pour mission de «veiller à la mise en œuvre des résultats de la conférence des partenaires au développement».

 

Index

H.C.R : le Haut Conseil de la République a existé entre avril1996 et mai 1999 et avait une triple mission : Conseil Constitutionnel et juge électoral ; Cour des Comptes de L’État et de ses démembrements ; Haute Cour de justice ;

MECK :  – Les Mutuelles d’Épargne et de Crédit ya Komor (12 en 2004, 13 en 2009 et 14 en 2013 avec 1 point de service rattaché à la plus grosse Caisse, celle de Moroni) constituent le plus important des deux réseaux  de micro finance aux Comores et se sont regroupées en Union des MECK le 18 août 2003.

– Le Réseau MECK est leader pour les transferts de fonds internationaux en partenariat avec Money Gram

– Il vise à devenir la 1ère institution financière de la place rivalisant avec des banques(5 actuellement.)

L’IPPTE : Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (de la Banque Mondiale) sur la réduction voire l’élimination de la dette de certains pays.

 

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