Hommage d’un fils à sa mère

Hommage d'un fils à sa mère au 32ème anniversaire de la mort de sa mère.

Hommage à ma mère Zouria Ahmed Ali.

Cela fait 32 ans que tu es partie en laissant derrière toi cinq enfants, des sœurs et des frères, des proches et des amis, tous peinés par ta disparition très précoce.

En naissant, Dieu nous accorde à tous des contrats d’existence marqués par leur caractère précaire à durée déterminée.

C’était ton destin. Ton passage dans ce bas monde a été de courte durée à nos yeux tant nous aurions aimé partager avec toi les moments de joie et de tristesse qui nous ont marqués depuis notre séparation physique. Nous sommes devenus les enfants que tu as rêvé nous voir devenir. Des enfants dignes, respectueux des autres, des enfants attachés aux valeurs que tu nous a inculquées : Ne jamais se plaindre de son sort, ne jamais avoir du mépris contre qui que ce soit, être humble, aimer son prochain, vivre de son travail pour être autonome, tendre vers le savoir et la connaissance, unique rempart contre la bêtise et l’ignorance etc…

Les enfants que nous étions sont devenus des parents. Toi et Papa, vous avez de nombreux petits enfants à qui nous nous efforçons du mieux que nous pouvons de leur transmettre vos valeurs religieuses, morales et éducatives. Nous ne nous lassons jamais de leur dire de se joindre à nous et prier pour vous afin que la miséricorde d’Allah vous accompagne là où vous êtes.

A nos enfants, nous n’avons eu de cesse de dire notre chance exceptionnelle de vous avoir eu comme parents.

Les petits orphelins que vous avez laissés après votre disparition, ont bien grandi et même un peu vieilli. Mais rassurez vous, aucun de nous n’a pris un chemin déviant, contraire aux recommandations d’Allah, du prophète et de vous-même.

Nous avons eu la chance d’avoir des tantes, des oncles, des cousines et cousins qui ont toujours veillé sur nous pour que nous ne manquions de rien. L’immense attention et la tendresse dont les uns et les autres nous ont témoignés constituent une marque d’affection et d’attachement que les gens avaient pour vous.

Maman, tu t’es battue avec une énergie sans fin pour que nous réussissons. Toutes tes angoisses tournaient autour de notre avenir. Dieu merci, tes prières ont été exaucées. Nous avons chacun, Dieu merci, une vie familiale et professionnelle nous permettant de vivre dignement grâce à Dieu et à vos prières incessantes, papa et toi.

Nous aurions tant aimé être à vos petits soins, être vos esclaves, vos serviteurs. Nous aurions infiniment apprécié vous voir jouir des fruits des sacrifices que vous avez consentis à nous élever. Nous aurions tant savouré ce plaisir indescriptible de vivre côte à côte, de vous faire voyager, de vous payer des pèlerinages, de vous masser de nos propres mains, de vous acclamer notre immense affection, de vous taquiner sur certaines choses qui nous faisaient marrer, enfants.

Maman, j’ai pour toi une profonde reconnaissance par la manière dont tu m’as éduqué et façonné. Tu m’as appris à devenir l’homme que je suis grâce à ton exigence morale, aux corvées d’aller chercher à manger dans nos champs, Ndrenini, Bandadjou et Chihoni. Sur ma tête, j’ai porté des sacs de 20 à 50 kg chargés de nourriture pour la maison.

Grâce à toi, j’ai appris à grimper un cocotier, un manguier, l’arbre du fruit à pain qui furent pour moi mes premiers apprentissages de l’esprit autonome et de la débrouillardise. Tout ceci sous la tutelle du regretté Mmadi Mrwazi qui s’occupait de notre champ de Ndrenini, Dieu le bénisse Amin.

En ce jour anniversaire de ta disparition, j’ai voulu exprimer devant le monde entier toute mon affection et ma reconnaissance envers toi sans oublier notre papa si charmant, souriant dont le verbe mielleux nous plongeait dans un décor de gaieté et d’insouciance.

A l’endroit où vous nous avez laissés, nous continuons de penser à vous, de prier pour vous, d’accomplir de bonnes œuvres en espérant que Dieu vous récompense d’avoir eu des enfants restés conformes aux principes et aux valeurs qu’il a édictés pour ses créatures.

Que la lumière divine et son pardon éternel vous accompagnent pour l’éternité.

Abdillah Said Ali, votre fils

1 commentaire pour “Hommage d’un fils à sa mère”

  1. Petit frère Abdillah Saïd Ali. Quel bel hommage que tu rends là à cette brave et intelligente dame qui fut ta maman.
    une personne aimante et avenante qui a marqué par ses anecdotes et son amabilité l’adolescente que j’étais.
    Je retiens d’elle ses rires, ses magnifiques et angéliques sourires, son souci de toujours vouloir offrir à ses garçons et ses filles la meilleure d’éducation. Une maman qui oeuvrait avec patience et amour pour l’épanouissement intellectuel et le bien-être de ses chers enfants.
    Des moments partagés avec elle et tes sœurs (Hula Mdirini) sont imprimés à tout jamais dans ma tête. Oui, elle t’a aimé et t’a offert le plus beau des cadeaux : ton frère et tes sœurs. Tu peux en être fier. May Allah bless her departed soul and grant her Djannatoul Firdaous insha Allah. Ameen.
    Bisou petit frère.

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