Mr le Consul Abdillah Saïd Soilihi

Abdillah Saïd Soilihi est né le 4 mai 1961 à Itsandra Mdjini d’un père issu de la famille Djamal El-Lail et d’une mère de la ville d’Ikoni. Il est marié et père de deux enfants.

Il avait 7 ans lorsqu’il arrive à Ikoni pour y poursuivre sa scolarité. Celle-ci commence à l’École Coranique chez Mma Housseine Said Bacar puis au Madrasa Al Fath auprès du Fundi Mohamed Charif Ahmed Djamal El-Lail. Il effectua simultanément l’École Primaire qu’il abandonna très tôt au profit de l’enseignement arabe.

Très jeune déjà, Abdillah Saïd Soilihi affichait une maturité précoce. A peine quinze ans, lorsque Ali Soilihi arrive au pouvoir, il est le premier jeune de la ville d’Ikoni à avoir intégré la Troupe officielle de Théâtre Nationale, attachée à la présidence créée par les Révolutionnaires et confiée à Damir Benali.

Il y participe aux premières créations artistiques de la Troupe en jouant dans les pièces de théâtre radiodiffusées sous les ondes de Radio Komor. Une émission phare et très attendue.

Peu à peu, il s’investit à la Radio, devient présentateur du journal arabe. Cette expérience nourrit ses ambitions journalistiques.

Après la chute d’Ali Soilihi en 1978, ayant toujours la fibre révolutionnaire, il continue à militer dans les mouvements clandestins et contestataires contre la présence des mercenaires sous le sol comorien.

Recherché par la police sécrète du redoutable Commissaire Abdou Masirwal, en cette année 1980, il décide de quitter le pays avant d’être arrêté et emprisonné comme c’était fréquent, à ce moment-là, avec le régime mercenaire.

Avec deux de ses amis, l’ex-ambassadeur Mohamed Ali Dia un autre ami d’Itsandra, Oumouri Abdallah Chanfi, aujourd’hui, Professeur D Histoire dans une université en Allemagne, ils arrivent à passer la Police aux frontières de l’aéroport de Hahaya, aidés par un ami qui les cache dans les toilettes de l’aéroport, avant d’embarquer incognito pour Nairobi. Ils y restent 3 mois.

A l’ambassade d’Arabie Saoudite à Nairobi, il apprend en même temps que ses compagnons que leurs demandes de bourse d’études effectuées quelques mois auparavant, ont été acceptées. Il a alors dix-neuf ans lorsqu’il s’envole pour l’Arabie Saoudite.

Au cours de ses quatre années passées dans le Royaume des wahhabites, il profite de ses périodes de vacances pour aller se former en Europe. En 1984, il  part à Londres où il suit, pendant trois mois, une formation dans un Centre de Langue Anglaise (FCEL).

En 1985, il a son baccalauréat qui lui permet de s’inscrire à l’Institut Supérieur de Journalisme au Royaume de Maroc.  Au cours de ses études de journalisme au Maroc, il part à Marseille, en 1988, pour une formation de journalisme audio-visuel à F3 Régionale Marseille. En 1990, diplômé, une maîtrise de journalisme en poche, il prépare son retour au pays.

Au Maroc, où il étudiait, durant tout son séjour, il est le président de l’Association des Étudiants Comoriens au Maroc.

Dès son retour aux Comores en1991, il est nommé Directeur du Protocole Adjoint au Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, à Moroni.

De 1992 à 1993, il est nommé Directeur général de l’Institut de la Ligue Mondiale Islamique de Moroni.

1993 est une année charnière pour le jeune cadre avec sa solide formation de journaliste, il crée avec d’autres cadres de la ville d’Ikoni, Djabal TV, la première chaîne de télévision comorienne, basée au quartier Parendraru à Ikoni.

Polyglotte, et plus arabophone, le président de l’Assemblée nationale de l’époque fait appel à lui et l’engage comme chargé des relations avec le monde arabe. Un poste qu’il garde de 1994 à 1996.

Pendant  deux ans, il sillonne le monde et noue des relations tout en apprenant le métier de diplomate. En 1996, il part en formation en diplomatie et relation publique au Koweït.

En 1997, il part s’installer à Dubaï. Pendant deux ans, il est responsable de relations publiques à la Société AHMAD ET SAÏD LOOTA CONTRACTING à Dubaï aux Émirats Arabes Unis.

En 1998 il est le premier comorien nommé au poste de Consul général des Comores à Dubaï par le président Mohamed Taki Abdoulkarim.

En 2008, Il est chargé de négocier l’ouverture de l’Ambassade des Comores, à Abu-Dhabi. Dans la foulée, il est nommé Premier conseiller à l’Ambassade des Comores à Abu Dhabi aux Émirats Arabes Unis.

En 2011, il est nommé Conseiller chargé des investissements et les relations avec les institutions Financières Arabes auprès de la Vice-présidence en charge des Finances et de l’économie jusqu’en 2016.

A ce titre, il prend part dans plusieurs négociations bilatérales entre les Comores et les pays Arabes et  dans plusieurs conférences.

Aujourd’hui, dans sa ville de cœur, Ikoni Djabal, où il vit en famille, il jouit d’un statut d’homme de consensus auprès de la jeunesse et la notabilité.

LE COIN SHANYIRI

Yanu Masudjaii ya Djidji la Ikoni .

warilefu lamlendje Hwenda Nkodoni.
Panga na Mbingua Ho mihononi.
chahada lirewa Rawedjandja Ndziyani.
lewo mnangodji gulilo hawudjira Trengweni .
Gwambo hama litso Natrasi Pvo Bichiyoni .
chaYasini Natabaraka warendzwa Malahoni.
Eyalewo Ngeko Djeyabadurwa Homatsoni .
Kowurengwa vwangani Rayili Santsa Ngilo Ikoni.
Ngwayihawo noyiha djayrobwe Mguweni.
Nankore zetapala dja trindri lanfi ngalawani
Mbouzi yandrobwe kedjaliwa Malani.
wawoza wadja Nazigelegele Malahoni.
Himida Nachukura piya homirayani .
Owatsukana Bidi wawatsese homidjini.
Ikoni yirendeha Bndera Hongazidjani.

 

 

Les vaillants Hamadis d'Ikoni

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