Ali Mohamed Abdallah le Maître

Ali Mohamed Abdallah est né en 1954 à Iconi, chef-lieu de Bambao ya Mbwani. Il effectue l’école primaire à Ikoni en même temps que l’école coranique chez Cheikh fundi Salim.

Après ses études secondaires effectués à Moroni, il part poursuivre ses études universitaires au Sénégal où il obtient une Maîtrise d’arabe, spécialité islamologie.

En 1984, Titulaire d’une Licence es-lettres d’enseignement de la langue Arabe et diplômé d’une Maîtrise d’Arabe, il retourne au pays.

En 1985, il intègre l’Éducation Nationale comme Professeur certifié d’Arabe au Lycée de Moroni.

En 1986, il est Chef de département d’Arabe dans le même établissement de Moroni. Et pendant la même année scolaire, il dispense de cours d’arabe à l’École Française de Moroni en qualité d’Assistant.

Ali Mohamed Abdallah s’est forgé l’image d’un homme affable, à l’esprit fédérateur, le nouveau professeur attentif et  serviable, n’a pas eu de mal à s’imposer et à se faire respecter dans son nouvel univers.

En 1989, avant de partir pour le Maroc, il crée avec des associés le groupe scolaire GSFA où il est resté enseignant jusqu’en 2006. De retour au pays après un séjour d’une année au Royaume du Maroc où il revient en 1990 avec le diplôme d’Inspecteur pédagogique d’Arabe obtenu à l’école nationale des inspecteurs du second cycle au Royaume du Maroc, il met à profit son expérience dans l’enseignement et ses diverses formations pédagogiques acquises.

Et en 1990, il fonde l’école privée Le Gymnase.

Son expérience acquise dans l’enseignement pendant les deux années de service national  instauré par le régime d’Ali Soilihi pour tous les bacheliers a contribué à forger son mental. Les cours de soutien qu’il dispensait aux élèves d’Iconi quand il était lycéen l’avaient initié déjà au métier de formateur.

Dès 1968 à 1970, il est membre actif de l’Entente des Jeunes d’Iconi (EJI) et responsable de la section enseignement et culture de ladite association. La fibre de l’enseignement était déjà en lui.

Pédagogue il sait être à l’écoute des jeunes élèves et de la jeunesse. De 1970 à 1975, durant ces cinq années de lycée, il assure le poste de secrétaire général du mouvement lycéen d’Iconi qu’il a créé avec des amis.

Un mouvement associatif qui assurait des cours de soutien aux élèves et collégiens d’Iconi, qui les accompagnait dans leurs activités extrascolaires et culturelles et qui leur apportait une certaine sérénité dans leur vie de tous les jours.

Avec Fundi Karnet, il crée ensemble le club Djabal Basket. Sportif et amateur de foot, il devient le président d’un des redoutables équipes de foot de la ville d’Ikoni, le Simba Club.

Fundi  Mombasa, comme l’appelaient intimement  ses élèves, s’investit entièrement dans son métier. Dès 1990, il va cumuler le poste de Professeur certifié d’Arabe et Chef de département d’Arabe au Lycée de Moroni jusqu’en 1999, année à laquelle il va rejoindre l’Institut Supérieur de formation et de recyclage (ISFR) en tant qu’Assistant de traduction (Thèse et version).

Entre 2001 à 2003, il devient membre du conseil d’Administration de l’institut  supérieur de formation et de recyclage (ISFR).

Fundi Mombasa était sur tous les fronts, de l’enseignement public et l’établissement privé.

En 1993, il devient Président du Conseil d’Administration de l’École privée « le Gymnase » jusqu’en1999.

Insatiable de savoir , il cumulait les stages de formation dont celui dispensé aux enseignants en langue arabe et éducation religieuse sous les auspices de l’ ISESCO (Organisation Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture) et du Ministère de l’Education Nationale comorienne en 1988.

Et en 2002, il suit un stage de formation sur l’organisation scolaire au service de l’enseignement de base aux Comores sous l’égide du Canada.

Des stages qui lui confèrent le titre de formateur. Et dès 2003, il va former les formateurs des enseignants d’Arabe pour la nouvelle technologie de la langue arabe sous les auspices de l’ISESCO.

En 1989, il est membre de la Commission de l’élaboration des manuels scolaires d’arabe  pour l’enseignement de base sous l’égide de l’ISESCO

De 2001 jusqu’en 2003, il occupe le poste de Professeur permanent de traduction, tout en étant Directeur des Études et Chef de département d’Arabe à l’Institut Supérieur de formation et de recyclage (ISFR).

En 2003 il devient membre du Comité de réflexion, d’appui et de soutien pour la mise en place de l’Université des Comores (CRASUS).

Par la suite, de 2003 à 2004, il devient Directeur des Études et de la scolarité à l’université des Comores (UDC) et en même temps assistant de cours de traduction.

Par la suite, 2004, il devient en 2004, enseignant-chercheur de l’université des Comores à la faculté des Lettres et sciences humaines jusqu’en 2006  où il rejoint le Centre National de la Documentation e de la recherche scientifique (CNDRS) en qualité d’Enseignant-chercheur.

De 2004 à 2006, il est membre du Contrôle d’Administration de la Meck de Moroni.

Victime d’un accident vasculaire cérébral depuis quelques années, Monsieur Ali Mohamed Abdallah, entourée d’une femme plus qu’exceptionnelle, vient de s’éteindre, ce 2 octobre 2021.

Depuis 1999 à sa disparition, il était membre du Conseil d’Administration de l’École privée « Le Gymnase ».

1 commentaire pour “Ali Mohamed Abdallah le Maître”

  1. Zainab
    Masha Allah ! Quel joli et riche parcours pour ce Fundi exceptionnel que beaucoup connaissent pour avoir été un jour un de ses élèves. « Fundi Mombasa » est synonyme de rigueur, d’honnêteté, de lauyauté et surtout de persévérance. Un modèle à suivre pour tout jeune iconien. Son esprit fédérateur et le sens de son engagement dans l’enseignement me laissent admirative.
    Il a œuvré pour l’épanouissement intellectuel de ses élèves.
    De « Parendraru » à « Mutuelle », du « Shayadjuwu » au « Wuziwo » en passant par Bichioni, il inspirait le respect total, la droiture. Il est le grand frère pour les uns, l’ami fiable sur lequel on pouvait compter pour certains et le professeur aux compétences inégalées pour bien d’autres.
    Hélas, la maladie l’a surpris, en s’invitant dans sa vie. Mais notre Fundi a la fabuleuse chance d’être entouré par une famille plus que formidable. Il a au quotidien le soutien remarquable et indéniable de sa belle et douce épouse. Djahiya Bacar est une brave et courageuse jeune femme d’honneur, une personne pleine de tendresse et d’empathie, une personne avec des valeurs humaines qui ont toujours fait la fierté de sa chère maman et de tous les siens. J’ai grandement envie de rendre un hommage à la merveilleuse femme de notre Fundi Mombasa, pour cet amour sincère et sans frontière qu’elle prouve sans réserve aucune à son mari, ce Fundi à qui je souhaite un prompt rétablissement.
    Unissons nos prières pour son bon rétablissement.
    Merci à Patrice Ahmed Abdallah pour tous les hommages que tu rends à ces belles personnalités qui sont aussi une des richesses de notre chère ville d’Ikoni Djabal. Lorsque les choses sont appréciées à leur juste valeur, leur beauté scintille aux yeux de ceux qui savent les contempler. Bravo ! Longue vie et bonne santé à notre cher Fundi Ali Mohamed Abdallah. Ameen.

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